La réforme du CITE facilite l’isolation thermique pour les foyers modestes

Le crédit d’impôt pour la transition Énergétique ou CITE a été réformé dans la loi des finances 2020 afin d’être simplifié et plus efficace. Ainsi, depuis le 1er janvier 2020, le crédit d’impôt pour la transition énergétique devient une prime unique pour les foyers les plus modestes. Il sera versé par l’Anah ou Agence nationale de l’habitat.

Les diverses solutions en matière d’isolation thermique

Quand il s’agit d’isoler efficacement un logement, plusieurs options se dessinent. Les solutions en isolation thermique s’attaquent d’abord aux points faibles : les combles et les murs. Ces deux zones concentrent l’essentiel des pertes de chaleur. Des combles mal protégés peuvent laisser s’échapper jusqu’à 30 % de la chaleur, tandis que des murs non isolés en laissent filer près de 25 %.

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Les matériaux utilisés aujourd’hui sont variés et s’adaptent à chaque situation. On croise, par exemple, la laine de verre, la laine végétale, les plaques de polystyrène ou encore la laine de roche soufflée. Côté murs, deux techniques s’opposent : l’isolation par l’intérieur ou bien par l’extérieur. L’isolation thermique par l’extérieur (ITE) s’impose souvent, car elle préserve la surface des pièces et enveloppe le bâtiment d’une seconde peau protectrice.

Les fenêtres représentent un autre point de fuite : elles comptent pour 10 à 15 % des pertes thermiques. Les sols, eux, oscillent entre 7 et 10 %, en particulier s’il existe un vide sanitaire ou une cave. Pour limiter ces déperditions, on mise sur le double ou triple vitrage côté fenêtres, et sur une couche isolante épaisse, de 15 à 20 centimètres, pour les sols situés au-dessus de volumes non chauffés.

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Les diverses primes et crédits d’impôt afférents à l’isolation d’un logement à partir de 2020

Depuis 2020, le dispositif d’aide à la rénovation énergétique a été repensé pour mieux soutenir les ménages modestes. La prime CITE prend désormais la forme d’un montant fixe, accessible en fonction du niveau de revenus. Pour les foyers les plus modestes, l’aide atteint 4 000 euros. Les ménages modestes, eux, bénéficient d’un soutien de 3 000 euros. À ces montants s’ajoute une prime spécifique, destinée à encourager les interventions lourdes, notamment chez les propriétaires de logements très énergivores, jusqu’à 4 000 euros supplémentaires peuvent être accordés dans ce cas précis.

Les diverses conditions pour bénéficier de ces primes

Pour obtenir ces aides à la rénovation, il faut vérifier son éligibilité. Les entreprises labellisées RGE proposent des simulations en ligne, permettant d’obtenir rapidement une estimation selon les caractéristiques du logement et les revenus déclarés.

Une évolution notable attend les ménages aux revenus intermédiaires : la loi des finances de 2021 prévoit de leur ouvrir l’accès aux primes pour la rénovation énergétique. D’ici là, ces foyers restent éligibles au CITE classique. Quant aux ménages les plus aisés, ils ne peuvent plus solliciter ces dispositifs pour améliorer la performance énergétique de leur habitation.

La rénovation énergétique avance à grand pas, et chaque foyer qui franchit le cap y gagne : moins de dépenses, plus de confort, et un bâti qui prend de la valeur. Reste à voir combien saisiront cette occasion de transformer durablement leur quotidien.